Fêter Marie, avec les enfants

Parlons d’un bonheur, celui de la rencontre avec Jésus et Marie dans la prière du Rosaire, source intarissable de joie. Bien des œuvres mariales nous invitent à cette rencontre du Christ dans la méditation des mystères de sa vie donnée librement pour notre salut. Mais, dans toutes ces œuvres, il en est une, à la fois simple et singulière, qui me touche beaucoup.

Elle est simple par son projet – faire prier le chapelet aux enfants – et singulière par son audace – précisément cette audace de demander avec Marie et à sa suite (ses apparitions de Lourdes, Pontmain, Fatima, L’Ile-Bouchard…), la prière des enfants. Pour leurs familles. Et pour le monde.

Avec « Fêter Marie », une autre association, la « Mission thérésienne » fondée par le père Thévenin (http://mission-theresienne.org) a pour vocation de servir le Christ en aidant les enfants à développer une vie de prière.

Cette œuvre, c’est « Fêter Marie »*, association fondée le 15 octobre 1980 par une laïque convertie, Michèle Buntzly, puis confirmée canoniquement le 25 mars 2000 à Rome, après que le pape Jean-Paul II eut pris connaissance de l’activité de l’association, centrée par ailleurs sur la diffusion à bas prix de chapelets et dizainiers** et de brochures susceptibles de vivifier la prière commune, au catéchisme ou en famille.

Brochures, chapelets et dizainiers sont diffusés à très bas prix par cette association à but non lucratif fondée en 1980.

C’est une discrète sexagénaire, Marie-Thérèse de Saint-Riquier, qui préside aujourd’hui à l’activité des nombreux bénévoles – dont des carmélites et des bénédictines – fabriquant les chapelets tout en priant pour les groupes d’enfants et leurs catéchistes.

Marie-Thérèse, dès 1980-81, s’était passionnée pour le chapelet des enfants dans le village du Val-d’Oise, où, jeune maman, elle habitait alors. Quelques années plus tard, la rencontre avec Michèle Buntzly la conduisit à développer l’initiative dans une école catholique de Rueil-Malmaison, tout au long de l’Année mariale décrétée par Jean-Paul II (1987). Une expérience renouvelée au gré des pastorales mises en œuvre dans les paroisses et les écoles catholiques, pour les enfants catéchisés du CE1 au CM2.

Marie-Thérèse de Saint-Riquier dirige aujourd’hui « Fêter Marie », association reconnue canoniquement le 25 mars 2000 par Mgr Jehan Dahyot-Dolivet (1913 -2005), doyen du chapitre libérien à la Basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure.

« Nous prions un seul mystère avec les enfants, explique Marie-Thérèse de Saint-Riquier. Ils aiment beaucoup cette prière. Elle est pédagogique, elle fait travailler les mains, l’esprit et le cœur, c’est une prière très complète. De manière générale, nous constatons l’enthousiasme et la spontanéité de l’enfant, sa confiance, son attrait pour le récit des apparitions et pour la prière en groupe. Dans un groupe de caté, il peut y avoir un rebelle, mais la majorité des enfants prient bien, même quand ils appartiennent à des milieux déchristianisés, peu ou pas pratiquants. »

17 janvier 1871 : dans une France meurtrie par la guerre, Marie apparaît aux enfants, à Pontmain, et leur délivre ce message : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon fils se laisse toucher. »

La spiritualité mariale touche profondément les enfants. Pour l’adulte qui les encadre, approcher « Fêter Marie », c’est rencontrer les grands saints inspirateurs de l’association : Louis-Marie Grignion de Montfort, Maximilien-Marie Kolbe, Alphonse-Marie de Liguori, Bernard de Clairvaux… C’est aussi découvrir les brochures (Rosaire, Prier dans le silence, Le sacrement de réconciliation…) et BD (Edel Quinn, Catherine Labouré, La Salette – des BD fins de stocks à saisir ! –, Pontmain et « la Vierge aux étoiles ») spirituellement très riches et portant l’empreinte de Michèle la fondatrice (décédée en 1993).

Michèle, une femme étonnante. Epouse et mère toute donnée au Christ après sa conversion devant la Vierge à l’Enfant de l’église Saint-Sulpice, à Paris, un jour de 1977. « Elle était une convertie, donc, comme c’est souvent le cas pour les convertis, très entière, et pas toujours facile à vivre pour ses proches. Elle disait les choses crûment, enguirlandait le ciel quand ça n’allait pas. Elle avait une façon très personnelle d’interpeller les saints, “de l’autre côté”. Un jour, une personne lui a lancé : “Vous valez dix curés”. Elle n’en était pas moins à l’écoute, et fidèle aux personnes qui assuraient sa direction spirituelle. »

Comme toute association, « Fêter Marie » dut surmonter quelques difficultés temporairement suscitées par la générosité – et la confiance en la Providence – de sa fondatrice, prodigue à distribuer BD, chapelets et brochures non seulement en France mais jusqu’en Amérique latine, jusqu’en Afrique. Un élan qui produisit un grand bien et subsiste partiellement aujourd’hui, selon les demandes des prêtres locaux.

De fait, devenue en 2000 section internationale de l’Association internationale de fidèles “Tuus Totus”, l’œuvre aujourd’hui avance plus calmement : « Je n’ai pas le charisme de la fondatrice », confie Marie-Thérèse – qui en a un cependant, à nos yeux : celui de la persévérance et de la simplicité avec lesquelles elle transmet à tous sa confiance en Notre-Dame : « Lorsque nous prions avec les enfants et à leurs intentions, ajoute-t-elle, nous sommes en communion avec eux. Nous créons de part et d’autre une réelle affection, nous vivons avec eux leurs soucis et aussi, heureusement, leurs joies. Nous les portons dans notre cœur. La Sainte Vierge nous apprend à les aimer comme elle les aime et aime chacun d’entre nous. »

La catéchèse prend une autre dimension quand on y introduit la prière du rosaire.

  •  * Association  « Fêter Marie », 56 rue du maréchal Leclerc de Hauteclocque, 92500 Rueil-Malmaison ; fetermarie@free.fr
  • ** Des chapelets et dizainiers très solides, quasiment à prix coûtant (deux chapelets pour moins d’un euro)

Claires catéchèses
Je ne saurais trop recommander les brochures de « Fêter Marie », claires catéchèses sur l’Immaculée, la prière, le sacrement de réconciliation, le rosaire, l’adoration, le chemin de croix… Le texte de « Prier dans le silence », remarquable, est en lui-même une onction du Saint-Esprit ! Le livret sur l’Immaculée est un excellent condensé de la doctrine mariale. A méditer que l’on soit petit ou grand. Dans une double page, il rapporte par exemple les deux « oui » de Marie, en lien avec la parole de Dieu.

En pied de la première page : « Dieu a fait le monde sans se servir de rien. Il peut tout. Mais Dieu n’a pas voulu refaire le monde abîmé par le péché d’Adam et Eve sans se servir du “oui” libre de Marie. »
En pied de la deuxième page : « Jésus est le seul Sauveur. Mais Dieu n’a pas voulu que Jésus sauve le monde, par le sacrifice de la croix, sans que Marie dise “oui” au sacrifice de son fils. »
Une invitation à méditer sur les « oui » de la Sainte Vierge… Et je n’ai pas échappé au mouvement ; ainsi, à l’approche de la Pentecôte, que l’on me permette d’ajouter ce 3e “oui” de Marie : « L’Esprit Saint est l’Amour de Dieu communiqué aux hommes. Mais Dieu n’a pas voulu que son Esprit se répande dans le monde sans que Marie, sa parfaite épouse, lui apporte son “oui” et l’accueille avec tout son amour au cénacle, au milieu des fils que le Seigneur lui donne. »
Et je trouve à l’instant l’invocation finale de la prière prononcée le 22 mai par le cardinal Vingt-Trois à Notre-Dame de Paris lors de la veillée de prière pour la Vie : « Sainte Vierge Marie, mère de Dieu, mère des croyants, mère de l’Église, toi qui as accueilli dans ta chair le Verbe de Dieu, toi qui as accompagné ton Fils jusqu’au pied de la croix, toi qui as reçu ses disciples comme s’ils étaient ton Fils, que ton intercession maternelle nous entoure toujours. Qu’elle nous soutienne dans les temps d’épreuve, qu’elle nous donne de goûter pleinement la joie en rendant grâce, qu’elle nous assure toujours du pardon à recevoir. Veille sur ceux et celles qui, aujourd’hui, sont devant des décisions délicates et qui se demandent où est le bien. Demande pour eux l’Esprit de lumière et de force. Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. »

Oui, décidément, me semble-t-il (et pardon au lecteur pour cette découverte naïve, certainement bien connue des croyants plus avancés que moi dans la foi), le Seigneur de l’univers a bien reçu trois grands « oui » ou « fiat » de la Vierge Marie, son humble servante ; un oui au Père, un oui au Fils, un oui à l’Esprit Saint.

  • Pour tout renseignement sur l’association Fêter Marie : fetermarie@free.fr

Prière à Notre-Dame du Cénacle

« O Vierge très sainte du Cénacle, Marie Immaculée, notre Mère, nous vous en supplions humblement, obtenez-nous les dons du Saint-Esprit, afin qu’unis dans la charité, et persévérant tous ensemble dans la prière, nous puissions, sous votre garde et votre conduite, travailler, par nos soins et nos exemples, au salut des âmes, et mériter ainsi la vie éternelle.
Soyez-nous propice, ô Notre-Dame du Cénacle, dans la nécessité présente ; venez à notre secours et, par vos prières, obtenez-nous cette grâce que nous sollicitons avec ardeur de la toute-puissance et de la miséricorde divines.
Amen »

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