Aux sources de la vie, les Cœurs unis de Jésus et Marie

Saintes espèces… Sous le pain et le vin, le Corps et le Sang du Christ. Avec le Saint-Sacrement, dans l’octave de la Fête-Dieu, le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur immaculé de Marie. Jésus et sa Mère ont parfaitement accompli la volonté du Père. Leurs très saints cœurs sont les icônes de cette perfection, symboles du don total d’eux-mêmes à l’œuvre du Salut.

Par son sacrifice librement consenti, Jésus, le Fils bien-aimé du Père, nous rend la vie. Photo DS/SC

Semaine émouvante. Nous célébrons vendredi 15 juin le Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le lendemain, samedi 16 juin, nous fêtons le Cœur immaculé de Marie. Dans l’Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires, l’association du fidèle à la prière de l’Immaculée est un passeport pour avancer dans l’offrande personnelle de ce même fidèle au Sacré-Cœur. Des Cœurs à cœur qui ont une constante : ils nous sont donnés pour la vie, pour cette vie éternelle du baptisé, déjà commencée.

Cœurs réunis sur la médaille miraculeuse, portée avec confiance par une multitude de fidèles.

Dans le sang et l’eau qui s’écoulent du Cœur transpercé du Christ, nous voyons les sacrements qui nous font renaître et nous rétablissent dans l’amitié – l’amour agapè –avec Dieu. Par son sacrifice librement consenti, Jésus, le Fils bien-aimé du Père, nous rend la vie.

Dans la présence silencieuse, espérante, souffrante et adorante de la Vierge Marie au pied de la Croix, nous rencontrons l’expression la plus pure et la plus haute de cet amour chez un être humain. Par sa fidélité à l’Homme-Dieu et le témoignage de son amour au plus fort de l’épreuve, elle nous éveille à la vie, elle nous garde en vie.

Le Sacré-Cœur nous ouvre au mystère de la Miséricorde divine. L’image transmise par sainte Faustine montre les rayons qui sortent du Cœur de Jésus. Lui-même en a expliqué le sens : « Les rayons signifient le sang et l’eau qui ont jailli des profondeurs de ma miséricorde lorsque mon Cœur fut ouvert par la lance sur la croix, dit-il à sœur Faustine en 1931. Les rayons blancs représentent l’eau qui purifie les âmes, les rouges symbolisent le sang qui est la vie des âmes… Heureux celui qui vivra à l’ombre de ces rayons. Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue ».

Rayonnement du Cœur de Jésus. Sa lumière éclaire d’autant plus le baptisé qu’il adhère à la parole qui les accompagne, dictée elle aussi par Jésus à Faustine : « Jésus, j’ai confiance en toi ! »

L’union des cœurs est à ce prix. La Vierge immaculée avait une parfaite confiance en son Fils. De l’Annonciation au pied de la Croix, du Cénacle au milieu des apôtres jusqu’à l’Assomption et la Gloire du ciel, leurs deux Cœurs se révèlent inséparables.

Cela explique la puissance de miséricorde déployée par Marie pour ceux qui se confient à elle dans la prière. C’est même de « tout l’ordre de la miséricorde » qu’elle hériterait, d’après saint Maximilien-Marie Kolbe.

Par la confiance, le règne de l’Amour de Jésus dans l’âme du fidèle ouvre au règne de Marie dans cette même âme. Et inversement. Comment dès lors apprécier la défiance montrée par telle ou telle personne pour la Mère de Dieu ? N’est-elle pas un signe que l’Amour de Jésus, chez cette personne, demeure inaccompli ?

Aucun de nous, certes, ne sera jamais à la hauteur. Alors, oui, tel frère protestant a foi en Jésus-Christ mais veut ignorer ce modèle de confiance que le Seigneur nous donne en sa Mère. Cet autre ne prendra que la joie du repas partagé et calera devant le sacrifice, auquel Marie, elle, assiste de toute son âme. Tel autre encore ne confiera que ses peines à Jésus et à Marie et oubliera d’exulter et de rendre grâce à Dieu pour les joies rencontrées. Enfin celui-ci suppliera le Christ de lui faire justice mais montrera peu de miséricorde envers son prochain. Avec ou sans Marie, refuge des pécheurs, puissent-ils cependant tous cheminer à la suite du Christ, comme s’efforcent de le faire eux aussi les associés du très saint Cœur de Marie, dispersés dans le monde, et cherchant avec l’aide de leur Mère du ciel à découvrir la hauteur, la largeur, la profondeur de l’amour du Christ (Ep 3 :18-19).

Je retrouve à leur propos quelques notes. Témoignages d’actions de grâce partagées ces dernières années à Notre-Dame des Victoires au sein de l’archiconfrérie. Particulièrement, il faut bien le dire, avec quelques sœurs en Christ (pudeur des hommes !).

Simplicité de Sylvie : « Je remercie Marie le plus souvent possible dans mon cœur ou à l’église. »

Générosité de Christa-Marie : « Seigneur, à la prière du Cœur douloureux et immaculé de Marie, donne faim et soif de Toi à  ceux qui en sont encore loin, parce qu’ils ne connaissent pas ton Amour ! Surtout ceux qui sont proches de notre cœur. »

Sérénité de Jenny : « Que Marie nous conduise au cœur de son Divin Fils, chemin de salut, d’unité et de paix. »

Action de grâce de Mathilde : « Depuis que je fais partie de l’association, j’ai la paix du cœur. En priant ma dizaine de « Je vous salue Marie » tous les jours, j’arrive mieux à pardonner le mal qu’on me fait. Je pense davantage à ceux qui sont privés d’amour… Je porte un meilleur regard sur l’être humain. »

Enfin, comment ne pas être sensible au mysticisme de Claire : « Que le cœur de l’homme s’ouvre pour permettre à Dieu d’accomplir le mystère d’Infinie Bonté (1) de ses plaies divines, sur toute sa Création »

  •  (1) Une expression tirée de l’œuvre de saint Bernard  de Clairvaux: « Le secret de son cœur paraît à nu dans les plaies de son corps ; on voit à découvert ce mystère d’infinie bonté, cette miséricorde de notre Dieu qui l’a fait venir à nous du haut du ciel. Rien mieux que ces plaies ne pouvait faire éclater en pleine lumière la douce pitié de notre Seigneur. Car il n’y a pas de plus grande compassion que de donner sa vie pour des créatures condamnées et vouées à la mort. ” (Sermon LXI sur le Cantique des Cantiques, Œuvres mystiques)

Prière du père Georges Van Peteghem
(le premier à utiliser, au début du 20e siècle, cette belle expression : « Cœur sacré de Jésus, j’ai confiance en Vous »

« Jésus, vous qui avez un Cœur si bon, si compatissant et si miséricordieux, vous qui êtes là dans le Tabernacle, qui me voyez et qui m’aimez…, vous qui n’avez jamais repoussé personne…, vous qui ne pouvez voir une douleur sans être porté aussitôt à la soulager…, je mets toute ma confiance en Vous. Je suis sûr que vous ne m’abandonnerez jamais, et que je serai toujours exaucé au-delà de mes espérances. Toutes promesses se réaliseront pour moi : vous me donnerez toutes les grâces nécessaires dans mon état, vous mettrez la paix dans ma famille, vous me bénirez dans toutes mes entreprises, vous me consolerez dans toutes mes peines. Vous serez mon refuge assuré pendant ma vie et à l’heure de ma mort. Si je suis pécheur, je trouverai dans votre Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde ; si je suis fervent, par vous je monterai à une haute perfection. Vous me donnerez le don de toucher les cœurs les plus endurcis. Je propagerai la dévotion à votre Sacré Cœur ; aussi mon nom sera-t-il inscrit dans votre Cœur adorable, et il n’en sera jamais effacé. Vous bénirez ma demeure puisque l’image de votre Sacré Cœur y est exposée et honorée. O Jésus, je suis sûr de vous. »

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