Apparentement glorieux : Charles Desgenettes et sainte Thérèse de Lisieux

Le dimanche de la Sainte Trinité, 9 juin 1895, sœur Thérèse, carmélite de 22 ans, prononce son Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux. L'abbé Desgenettes partage avec elle, mystérieusement, le secret de ce don total au Dieu un et trine (lire ci-dessous). Photo DS/SC

Le dimanche de la Sainte Trinité, 9 juin 1895, sœur Thérèse, carmélite de 22 ans, prononce son Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux. L’abbé Desgenettes partage avec elle, mystérieusement, le secret de ce don total au Dieu un et trine (lire ci-dessous). Photo DS/SC

Sainte Thérèse
de l’Enfant-Jésus et Charles Desgenettes sont deux
des plus illustres hôtes
de la basilique Notre-Dame
des Victoires à Paris.

Thérèse y est notamment célébrée chaque année du 5 au 13 mai, lors d’une neuvaine de prière pour les malades commémorant celle qui lui offrit la guérison du mal dont elle souffrait, à l’âge de 10 ans.

Elle intercède avec ses saints parents, Louis et Zélie, tout au long de l’année, depuis les chapelles qui leur sont dédiées et qui recueillent les prières des pèlerins.

Charles Desgenettes, dont les restes sont conservés au pied de l’autel de l’archiconfrérie, est lui aussi à demeure pour rendre gloire à Dieu par le Cœur immaculé de Marie, Refuge des pécheurs.

Je connais un bon moyen pour appeler le bon curé à la rescousse et demander son aide spirituelle en faveur de tel ou tel (et déjà de soi-même) : se tenir debout sur sa pierre tombale, face à la statue de Notre-Dame des Victoires, et adresser à Notre Très Sainte Mère, cette triple invocation, caractéristique du fondateur de l’archiconfrérie du très saint et immaculé Cœur de Marie :

« Cœur immaculé de Marie, Refuge des pécheurs, priez pour nous ! » (répéter de cœur et/ou de parole cette même invocation, trois fois).

1/ Nés et baptisés à Alençon

Charles et Thérèse sont originaires du même pays, Alençon, dans l’Orne, où ils sont nés. Baptisés l’un et l’autre à l’église Notre-Dame d’Alençon, ils vénèrent depuis l’enfance la Vierge Marie.
Les parents de la petite Thérèse, saints Louis et Zélie Martin, ont cheminé à quelques années de distance sur les pas de l’abbé Desgenettes. D’abord comme paroissiens de Saint-Pierre-de-Monsort, paroisse qui fut l’une des plus difficiles à ré-évangéliser pour le père Desgenettes (après les déchirements révolutionnaires), entre 1816 et 1819. Puis comme familiers de Notre-Dame des Victoires, pour laquelle Louis et Zélie avaient une profonde dévotion, ainsi que le montre leur correspondance.

2/ Le rendez-vous de la Saint-Charles

Le jour où Thérèse découvre le sanctuaire de Notre-Dame des Victoires à Paris, sur le chemin qui doit la conduire à Rome, avec son père Louis et sa sœur Céline, est le 4 novembre 1887, fête de saint Charles Borromée.
Chaque 4 novembre, lorsqu’il était en charge de ce même sanctuaire, le curé de Notre-Dame des Victoires faisait pénitence sous l’égide de son saint patron, Charles Borromée, en demandant pardon, en chaire, à ses paroissiens pour les fautes qu’il avait pu commettre à leur égard dans l’année écoulée.
Le 4 novembre 1887 voit donc la rencontre toute spirituelle de l’abbé Desgenettes, pénitent enterré au pied de l’autel de ND des Victoires, et de la jeune Thérèse Martin, pénitente au cœur rempli d’action de grâce pour l’intercession et « le sourire » de la Vierge Marie, qui la guérit le 13 mai 1883 au cours de la neuvaine de messes demandée par sa famille à Notre-Dame des Victoires.

3/ L’offrande à la Sainte Trinité

Notre admiration pour les œuvres que Notre Seigneur Jésus-Christ accomplit par l’intermédiaire de ces faibles créatures que furent Charles et Thérèse s’ancre bien naturellement dans leur volonté de Lui appartenir totalement, corps et âme et sans partage.
Or, l’acte le plus sacré de leur offrande eut lieu en la même solennité : celle de la Sainte Trinité. Et à 90 années de distance, jour pour jour.
Le dimanche 9 juin 1805, en la cathédrale de Sées, Charles Desgenettes est ordonné prêtre.
Le dimanche 9 juin 1895, au Carmel de Lisieux, Thérèse prononce avec l’accord de sa Mère supérieure, son Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux.
En cette fête de la Sainte Trinité, Charles et Thérèse ont tout donné et se sont donné eux-mêmes.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s