Notre-Dame de Fatima… « M et le 3e secret » : quand l’état d’alerte apocalyptique bat son plein

Un film documentaire de Pierre Barnérias.

Un film documentaire de Pierre Barnérias.

J’ai fini par aller voir le film de Pierre Barnérias, au cinéma Saint-André-des-Arts, à Paris. Le documentaire est promu par tel ou tel animateur de Radio Notre-Dame. Mais j’avais quelques raisons d’hésiter…

Je reste en effet méfiant, par principe, envers les révélations qui prétendent en remontrer au magistère de l’Eglise au sujet de Fatima, et ce avec d’autant moins de vergogne que le Pape et la curie seraient – selon nombre des adeptes de ces révélations – passés à l’Ennemi. A Satan, pour être clair.

  • Les soupçons de l’auteur du film

Bien heureusement, Pierre Barnérias ne va pas si loin. Même s’il distille le soupçon :

  • à propos du silence entretenu pendant 40 ans (1960-2000) sur le 3e secret de Fatima ;
  • à propos d’une dissimulation qui perdurerait sur son contenu véritable ;
  • à propos de la mort du pape Jean-Paul Ier, qui serait suspecte ;
  • à propos du rôle trouble de la curie romaine ;
  • à propos des francs-maçons, des communistes, des satanistes et de la mafia qui infesteraient le Vatican (ou peu s’en faut) ;
  • à propos d’un clergé catholique qui ne croirait plus en la Présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie…
  • A la suite de l’Immaculée

Sans doute ce documentaire touche-t-il certains cœurs, pour les orienter sur un chemin de conversion, à la suite de l’Immaculée, notre Mère. Ne serait-ce que par le témoignage de Violaine, guérie de façon inexpliquée à Lourdes.

Le meilleur du documentaire de Pierre Barnérias : la mise en perspective des grâces accordées, notamment à la France, par la Vierge Marie, Mère de Miséricorde, à travers ses multiples apparitions. En témoigne ce "M" majestueux imprimé sur la terre de France par les lieux d'apparition, au XIXe siècle.

Le meilleur du documentaire de Pierre Barnérias : la mise en perspective des grâces accordées, notamment à la France, par la Vierge Marie, Mère de Miséricorde, à travers ses multiples apparitions. En témoigne ce « M » majestueux imprimé sur la terre de France par les lieux d’apparition, au XIXe siècle.

Il nous touche aussi, tout simplement, parce qu’il illustre la miséricordieuse sollicitude de Notre-Dame pour appeler les chrétiens et le monde à la conversion, d’apparition en apparition.

Le Christ se livre à nous sur les autels. Marie délivre ses messages à des enfants, à des filles et fils de prédilection. Elle nous montre ses sourires et ses larmes ; eau, huile, sang des statues et des icônes, onctions mystérieuses et sacrées…

Le corps très saint et l’âme la plus pure qui se soit rencontrée dans notre humanité, Elle est montée au Ciel à la suite de Son Fils. Et distille à notre intention les grâces spirituelles et corporelles dont nous avons besoin. Pour sauver, avec Lui, Jésus, le monde.

Créés par l’Amour, nous serons sauvés par la Miséricorde. Si nous le voulons bien. La Vierge Marie est l’instrument privilégié de cette Miséricorde, Elle qui ne fait qu’un seul Cœur avec celui de Jésus, dans l’Esprit.

  • N’ayons pas peur !

Mais je reviens à notre documentaire… Faut-il prendre quelques distances avec son contenu ? Oui, sans doute. Ma conviction est en effet la suivante.

Dans les révélations aux petits bergers de Fatima, quand bien même la 3e partie du secret serait l’annonce de la destruction de l’humanité par un Feu plus dévastateur que ne le fut le Déluge, faute du repentir attendu de cette même humanité, cela ne remet pas en cause, à mon avis, l’interprétation livrée par le Vatican du 3e secret :

  • l’homme en blanc ensanglanté sur lequel on a tiré, est bien Jean-Paul II ;
  • les évêques, prêtres et sœurs, religieux et laïcs persécutés sont notamment tous les martyrs du XXe siècle, à commencer par ceux du communisme soviétique athée ;
  • les conflits internes à l’Eglise et aux prélats dans l’Eglise ne remettent en rien en cause la destinée sainte de cette même Eglise en marche vers l’unité et guidée par l’évêque de Rome, Successeur de l’apôtre Pierre.

En outre, je suis convaincu :

1/ que la date de 1960, qui aurait été indiquée par Notre-Dame à la survivante des petits voyants de Fatima, Sœur Lucie, était tout simplement la plus propice à pénétrer les consciences de la menace de destruction de l’humanité par le feu nucléaire. Et de fait, le pape Jean XXIII prit connaissance du 3e secret en 1959. Fallait-il qu’il se mette à courir partout en disant « le Feu va nous détruire »… Bien heureusement, il s’est tu sur le contenu paniquant de l’avertissement. Et il a fait ce que la Vierge et Notre Seigneur attendaient de lui pendant la crise des missiles de Cuba… Pour arrêter le « Feu » !

2/ J’estime que les consécrations du monde au Cœur immaculé de Marie faites par Jean-Paul II en 1982 et 1984 ont répondu à la demande et à l’attente de la Très Sainte Mère de Dieu à propos de la Russie et de ses erreurs.

  • Prier le Cœur immaculé de Marie, pour la conversion des pécheurs

Grâce à Dieu, par la foi, l’espérance et la charité, nous sommes, nous chrétiens, victorieux de la peur.

Jésus et Notre Mère Très Sainte nous demandent cette foi, cette espérance, cette charité. Chevillées à nos âmes.

Ils nous demandent de prier pour la conversion des pécheurs, dans un esprit de réparation pour les fautes commises d’un bout du monde à l’autre. Faisons chacune et chacun notre part, armé(e) de nos chapelets.

N’ayons pas peur. Prions comme cela nous a été demandé en France par Marie :

  • en 1830, dans la chapelle de la rue du Bac, que venait de quitter un certain curé Desgenettes, cible de la révolution de juillet alors en marche ;
  • en 1836, dans l’église Notre-Dame des Victoires, desservie alors par ce même curé Desgenettes (la consécration de la paroisse au Cœur immaculé de Marie, événement totalement zappé par P. Barnérias dans son documentaire)…
  • et dans tant d’autres apparitions en France et à l’étranger.

J’en ai la conviction. Il n’y a pas d’œuvre plus sainte que celle qui nous appelle à prier pour la conversion des pécheurs.

C’est précisément, depuis 1836, l’œuvre de l’archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires, fondée par l’abbé Desgenettes.

Marie nous y livre tout son Cœur. Ce Cœur immaculé, Refuge des pécheurs, qui, à la fin des fins, et comme l’avait prédit l’abbé Desgenettes sur son lit de mort, « triomphera ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s