Secours des chrétiens

Temple de pierre et temples de chair à Notre-Dame des Victoires
(suite de notre post du 14 avril)

Avant la date fondatrice – pour l’Archiconfrérie – que fut le samedi 3 décembre 1836, il y eut celle du samedi 8 décembre 1629, qui vit l’archevêque de Paris, Mgr de Gondi, puis le roi Louis XIII, fonder l’église de Notre-Dame des Victoires dans ce quartier de Paris, aujourd’hui central, mais qui se situait alors à la périphérie de la capitale.

L’intention de Louis XIII était de rendre grâce à Dieu. Que faire pour rendre grâce à Dieu ? Construire un « temple » – une église dédiée à la Vierge Marie et baptisée Notre-Dame des Victoires en action de grâce pour les victoires de son règne, en particulier celles conduites pour rétablir l’unité du royaume menacée par la rébellion des protestants – avec notamment la victoire de La Rochelle en 1628. De fait, le roi avait fait vœu de construire cette église lors d’un pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame des Vertus, à Aubervilliers. Pour cette fondation, le roi et l’archevêque de Paris ont choisi la fête de l’Immaculée Conception (on dit aussi à  l’époque, le dogme n’étant pas défini, la « sacrée conception » de la Vierge).

La construction commence, sous l’égide des Augustins déchaussés… Et pendant ce temps-là, le cœur du roi travaille. Car Louis XIII a une conversion à vivre, celle qui le ramènera vers son épouse Anne d’Autriche. Des raisons affectives et politiques, et tout simplement le péché, tiennent Anne et Louis éloignés l’un de l’autre. Assez pour que le voeu ardent du peuple français, un dauphin héritier du trône, demeure inexaucé depuis plus de quinze ans.

Louis XIII, roi de France et de Navarre (1601-1643)

Cependant, dès 1636, le roi livre l’un de ses plus chers secrets. Louis XIII et le cardinal de Richelieu, comme le raconte le P. Laurentin (« Le vœu de Louis XIII », éd. F.-X. de Guibert, juillet 2004) parviennent cette année-là à un premier accord sur la consécration que le roi désire faire de son royaume à Dieu par la Vierge Marie. Cela fait six ans que Louis XIII travaille à ce projet. En fait, depuis la fondation de Notre-Dame des Victoires.

Un événement va précipiter l’officialisation du fameux « Vœu ». C’est la grossesse de la reine, assurée en janvier 1638. Grâce à Dieu, et sans doute aux prières de leurs fidèles sujets, le roi et la reine se sont retrouvés, au Louvre, dans les premiers jours de l’Avent. Selon la chronique du règne, à la suite d’un orage violent qui a contraint le roi à aller loger chez Anne d’Autriche, ce qui n’était pas son intention première.

Nous étions donc partis du temple de pierre, Notre-Dame des Victoires. Et nous voilà déjà rendus au temple de chair, manifeste dans la conversion intime de Louis et Anne. Manifeste aussi dans la naissance annoncée d’un héritier (Louis Dieudonné, futur Louis XIV) susceptible de succéder à son père comme roi sacré et « lieutenant » (tenant lieu) du Christ. Dans l’exultation de son action de grâce, Louis XIII publie donc son Vœu (10 février 1638) qui consacre sa personne, sa famille, ses armes, son royaume à Dieu par l’intercession de la Vierge Marie. Notre-Dame devient officiellement la patronne du Royaume de France et de ses sujets, lesquels sont appelés à faire mémoire de ce doux et saint patronage chaque année, le 15 août, en la fête de l’Assomption. Le texte du Vœu prévoit des processions et l’installation de chapelles dédiées à la Vierge Marie dans toutes les cathédrales du royaume.

Temples de pierres et temples de chair. Les deux vont ensemble. Mais ceux qui importent le plus sont les seconds, comme l’a fait comprendre Jésus à ses disciples, alors qu’il répond aux pharisiens lui demandant raison de sa colère contre les marchands du temple : « Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai » (Jn, 2:19-21).

Se relever, grâce à la miséricorde du Seigneur. Se convertir. Le roi a montré la voie. A Notre-Dame des Victoires, un religieux augustin, humble frère quêteur, le frère Fiacre de Sainte-Marguerite a joué un rôle dans cette conversion. Il est ce même frère à qui la Vierge Marie s’est montrée en vision, le 3 novembre 1637, pour annoncer la naissance prochaine d’un dauphin. Frère Fiacre devait prier à cette intention. Trois neuvaines, dont il s’est acquitté.

Basilique Notre-Dame des Victoires : la Vierge Marie montre à Frère Fiacre l’enfant qu’elle « veut donner à la France » (le futur Louis XIV) et lui demande de prier trois neuvaines à cette intention. »

Cette grâce insigne fera de lui ce « grand prieur des rois » envoyé plusieurs fois en mission par le souverain, notamment sous Louis XIV. Missionnaire inspiré, il demande un jour à son archevêque la permission de célébrer Marie à Notre-Dame des Victoires non seulement comme Refuge des pécheurs, cette dévotion si chère aux Augustins déchaussés, mais aussi comme Mère de miséricorde.

L’inspiration lui en est venue lors d’un pèlerinage en Italie, où il a été envoyé par le roi. Frère Fiacre y a découvert, à l’occasion d’une violente et opportune tempête dans le golfe de Gênes, le sanctuaire de Notre-Dame de Savone. Touché par la présence à Savone de Marie Mère de miséricorde, il demande cette même grâce pour son pays. Une statue de la Vierge sur le modèle de ND de Savone est donc sculptée en Italie et vient orner le temple de pierre des Augustins déchaussés, où elle est bénie solennellement le 2 avril 1674, au lendemain de Pâques. Elle sera l’image vénérée de Marie à Notre-Dame des Victoires jusqu’à la Révolution.

Dans ce sanctuaire, Marie est donc Refuge des pécheurs. Mère de miséricorde. Reine d’un temple de pierre construit par des pécheurs. C’est peut-être là l’explication de la durée de sa construction : 110 ans ! Enfin, l’église est achevée en 1739, consacrée le 13 novembre 1740, par un évêque et religieux augustin, Mgr Hyacinthe Le Blanc.

Le sanctuaire est bien marial et royal, la Vierge Marie y demeurant aussi comme vraie Reine de France. Mais dans la famille royale, les choses changent, à la cour, les cœurs se refroidissent.

La Révolution achève de les glacer. L’église devient la proie pour de longues années de cercles financiers et profanes. Le culte n’y est plus célébré, Jésus-Eucharistie n’y est plus adoré, les statues de saint Augustin et de ND de Savone disparaissent, à la suite d’un échange ordonné par Alexandre Lenoir, administrateur du Musée des monuments français. Les cœurs de chair désertent le temple de pierre.

Pour un temps seulement. Sous l’Empire, en 1809, l’église est finalement rouverte au culte, la sainte messe est de nouveau célébrée. La Vierge Marie et l’Enfant Jésus, saint Augustin retrouvent leur place – de nouvelles statues, celles que nous voyons aujourd’hui.

Temple de pierre, temples de chair. L’un et l’autre, on l’a vu sont liés avec force. A Notre-Dame des Victoires, la Vierge Marie n’abandonne pas ce peuple de pécheurs qui lui appartient à un titre spécial depuis Louis XIII. Et elle, contrairement aux hommes, a de la mémoire.

Les années 1636, 1637 et 1638 furent des années fécondes et décisives pour la France, avec la conversion du roi et l’établissement de son magnifique Vœu.

Les années 1836, 1837 et 1838 vont leur apporter un écho éblouissant.

Non pas que l’Eglise ait pris de grandes dispositions pour ce bicentenaire. Notre-Dame des Victoires a alors comme curé, depuis août 1832, un prêtre à l’abord un peu rude, l’abbé Desgenettes. C’est un royaliste — ça lui a joué des tours, dans ses différents ministères, d’Argentan à Paris. C’est aussi un pasteur et un évangélisateur hors pair. Cependant, le quartier est difficile. Finances, presse, clubs maçonniques, théâtres… et des familles bourgeoises qui ont abandonné toute pratique religieuse, comme aujourd’hui ! Le curé se décourage. Il pense avoir échoué depuis quatre ans, et songe à démissionner de sa charge.

Grâce à Dieu, Marie intervient.

Le samedi 3 décembre 1836, jour fondateur de ces « premiers samedis » chers à tous les « dévots » de l’Immaculée, l’abbé Desgenettes reçoit à l’autel cette locution intérieure : « Consacre ta paroisse au très saint et immaculé Cœur de Marie ». Parole qu’il entend de nouveau après sa messe, au moment de son action de grâce, à la sacristie. Oui, cette messe du 3 décembre 1836 est véritablement fondatrice, non seulement de la présence du Cœur immaculé de Marie à Notre-Dame des Victoires, mais aussi du don de ce Cœur au monde entier, en lien avec la révélation qui en fut faite, six années plus tôt à une Fille de la charité, sœur Catherine Labouré, dans la chapelle de la rue du Bac.

L’abbé Desgenettes, curé de Notre-Dame des Victoires (1832-1860), peint par Joseph-Désiré court (1847).

Tout va alors très vite. Prenant sa plume, le curé rédige d’un trait les statuts d’une association du très saint et immaculé Cœur de Marie pour la conversion des pécheurs. Il soumet son projet à l’archevêque de Paris, Mgr Hyacinthe-Louis de Quélen. Le samedi 10 décembre, celui-ci en approuve les statuts. Le dimanche 11 décembre, la paroisse est solennellement consacrée au Cœur immaculé de Marie par son curé. Le vendredi 16 décembre, l’association est érigée canoniquement. Le jeudi 12 janvier 1837, le premier registre d’inscription des membres de l’association est ouvert. Premiers signataires : l’abbé Desgenettes suivi de dix prêtres parisiens.

Fidélité de Notre-Dame aux pauvres du Seigneur et aux brebis perdues de l’Evangile. Fidélité à une parole royale. Avec l’abbé Desgenettes, tout devient clair. Cette parole royale, cette conversion royale doit pénétrer dans tous les cœurs du royaume (et il est vrai qu’il s’agit encore un royaume, celui de la monarchie de Juillet, celui du « roi des Français », Louis-Philippe). L’association du très saint et immaculé Cœur de Marie existe justement dans ce but. Se convertir. Se relever. Aller au seul roi qui vaille, le Christ, et y aller par Marie, comme Louis XIII en son temps.

La France ne pense plus guère alors au Vœu de Louis XIII. L’abbé Desgenettes y pense-t-il tandis qu’il s’active pour que son association soit présentée au Saint-Père, et reçoive le statut canonique d’archiconfrérie ? Des prélats, pressentis pour évoquer la question à Rome devant Grégoire XVI, n’ont pas donné suite. Une fidèle partageant sa vie entre Paris et Rome, la princesse Borghèse, est cependant sensible à cette idée. Reçue en audience par le pape, elle lui fait part du vœu du curé de Notre-Dame des Victoires. Grégoire XVI le fait sien immédiatement.

Le 24 avril 1838, date anniversaire du baptême de saint Augustin – saint Augustin, modèle et patron de tous les « convertis » et patron en second de Notre-Dame des Victoires – un bref du pape érige canoniquement l’association du père Desgenettes en archiconfrérie. A tous les pécheurs, d’où qu’ils viennent, la papauté vient de donner un sanctuaire de prédilection, Notre-Dame des Victoires. Celui-là même que saint Jean Bosco, y célébrant la messe, le 28 avril 1883, désignera comme « la maison des grâces et des bénédictions ». La maison où les cœurs de pierre redeviennent chair.

Gloire à Toi Seigneur, gloire à Toi !

L’Archiconfrérie du très saint et immaculé Coeur de Marie

Notre association mariale est née au 19e siècle à Notre-Dame des Victoires, dans le 2e arrondissement de Paris. L’Abbé Desgenettes*, curé de l’église, était gagné par le découragement après quatre ans d’un ministère qu’il jugeait infructueux dans ce quartier, déjà de presse et de finances, du centre de la capitale.

 Montant à l’autel (photo ci-contre), au matin du samedi 3 décembre 1836, pour célébrer la messe en l’honneur de la Vierge Marie, il était hanté par la tentation de démissionner de sa charge.

C’est alors qu’il reçut cette locution intérieure : « Consacre ta paroisse au très saint et immaculé Coeur de Marie » Cette parole résonna une seconde fois en lui-même après la messe, pendant son action de grâces à la sacristie. Il se la fit donc dire deux fois… avant de réagir. Mais par la suite, il n’hésita plus. Avec l’accord de l’archevêque de Paris, il consacra solennellement sa paroisse le dimanche 11 décembre 1836 et créa dans un même mouvement une association du très saint et immaculé Coeur de Marie pour la conversion des pécheurs.

Engagement. D’emblée, l’Abbé Desgenettes voulut que la consécration de la paroisse au Coeur immaculé de Marie se traduise par un engagement bien réel et concret de la part de ses paroissiens. D’où la création de notre association, qui appelait les fidèles à prier chaque jour un « Je vous salue Marie » pour la conversion des pécheurs et aux intentions de l’Eglise et du Pape ; les noms de ces fidèles étant dès lors inscrits sur un registre ouvert et conservé dans l’église de Notre-Dame des Victoires. Cet engagement n’était et n’est, aujourd’hui encore, pas pris « sous peine de péché » pour celui qui serait oublieux ou infidèle. D’une certaine façon, aujourd’hui comme hier, celui qui s’inscrit sait au fond de lui-même qu’il pose un acte de foi dans la miséricordieuse intercession de la Vierge Marie. Et cependant, ne sous-estimons pas ce geste, il se donne et s’engage dans une union de prière avec la Vierge Marie pour la conversion des pécheurs. Il s’agit là d’un choix très simple, celui de la prière des pauvres du Seigneur, auxquels l’Eglise assimile souvent et avec raison ceux qui s’adressent de façon privilégiée à la Mère de Dieu, comme l’a rappelé l’un des actes du concile Vatican II, « Lumen gentium », qui dit en effet ceci : « Elle [la Vierge Marie] est au premier rang de ces humbles et de ces pauvres du Seigneur qui attendent le salut avec confiance, et reçoivent de Lui le salut. » (Lumen Gentium, chap. VIII § 2,55)

1638-1838. Alors, bien sûr, cette association devenue archiconfrérie par la volonté du pape Grégoire XVI, en 1838, cette association qui a connu un succès extraordinaire de par le monde dans la deuxième moitié du 19e siècle n’est pas née par hasard à Notre-Dame des Victoires. Elle a poussé sur un terreau préparé de longue date. Le roi Louis XIII, fondateur de l’église Notre-Dame des Victoires le 8 décembre 1629, à la demande des Augustins déchaussés, les Petits Pères, avait reçu bien des grâces de la Mère de Dieu : ce furent ses victoires sur la division du Royaume, notamment celle de La Rochelle, mais aussi une victoire personnelle, intime sur la désunion du foyer royal, qui conduisit après quinze ans d’attente, à la naissance de Louis XIV. Dans cette victoire-là, les prières de très nombreuses personnes, dont quelques justes bien connus – comme le Frère Fiacre à Notre-Dame des Victoires –, eurent leur part (Frère Fiacre étant donc ce religieux augustin déchaussé de Notre-Dame des Victoires qui eut une vision de la Vierge lui annonçant, le 3 novembre 1637, la grâce qu’elle désirait accorder « à la France » avec la naissance d’un dauphin ; il fut aussi, trente-sept ans plus tard, celui qui fit en sorte que la Vierge Marie soit célébrée à Notre-Dame des Victoires comme le Refuge des pécheurs).

Dans son action de grâces, donc, en 1638, le roi consacra « sa personne, son Etat, sa couronne et ses sujets » à Dieu par la Vierge Marie et fixa en la fête de l’Assomption, le 15 août, la commémoration solennelle de cette consécration. Cette volonté royale a donné leur couleur – les processions si ferventes – et leur incomparable douceur à nos 15 août – de sorte que le 15 août conserve encore aujourd’hui, pour de nombreux catholiques, un petit air de fête nationale. Mais, après ce voeu de Louis XIII, il restait à faire en sorte que cette consécration tant souhaitée par le roi pour ses sujets se réalisât pleinement et descendît véritablement, avec l’aide de l’Esprit Saint, dans le coeur de chaque fidèle, sujet ou citoyen. Et c’est ce qu’a proposé l’association fondée par l’Abbé Desgenettes. Les membres de l’Archiconfrérie n’en ont eux-mêmes pas toujours conscience, mais on peut dire qu’ils sont bel et bien devenus, au jour de leur inscription, des « associés » du saint et immaculé Coeur de Marie – car telle est la forme de leur consécration.

Conversions. Alors, bien sûr, cette grâce qui leur est accordée ne fait pas des membres de notre association des humains extatiques ou extraterrestres. Ces fidèles associés sont des catholiques ordinaires et peut-être les plus ordinaires qui soient, non seulement parce qu’ils se reconnaissent pécheurs mais parce qu’ils font partie de ces pauvres du Seigneur qui ont besoin de l’intercession maternelle de Marie pour aller à Jésus-Christ. La Vierge Marie va d’ailleurs assez souvent les chercher au tréfonds de leur misère, suscitant d’étonnantes conversions, en général plus discrètes que celles qui ont marqué l’histoire de notre association – nous voulons ici parler d’Alphonse Ratisbonne, qui devint prêtre et soutint avec son frère Théodore, les oeuvres de Notre-Dame de Sion, du peintre George Desvallières ou encore d’Hermann Cohen qui devint le P. Augustin Marie du Très Saint-Sacrement.

Pour finir, rappelons quelques données pratiques:

1/ L’archiconfrérie est une association de prière répandue sur les cinq continents, qui a affilié 1 630 000 membres à titre individuel depuis sa création, mais aussi plus de 21 000 communautés chrétiennes – notamment des paroisses, congrégations et groupes de prière, mais aussi des institutions éducatives; en 2009, la plupart de ces communautés, ou celles qui leur ont pris leur relais, ont oublié ce lien passé avec l’archiconfrérie, mais la grâce demeure et nous pouvons témoigner de l’action toujours bienfaisante et miséricordieuse de Notre-Dame des Victoires, un peu partout dans le monde, là où des chrétiens viennent la prier et vénérer, en son Coeur immaculé, Refuge des pécheurs, comme nous le faisons nous-même, notamment, le premier samedi de chaque mois. Le site internet, très riche en informations, de Notre-Dame des Victoires en est une illustration.

2/ Nous voudrions aussi vous rappeler les modalités d’inscription à l’archiconfrérie. Il y a donc l’inscription individuelle et l’inscription communautaire. Celle-ci doit recueillir l’approbation de l’évêque du diocèse où la communauté est implantée. Enfin, il existe aussi depuis 2005 une possibilité d’inscription familiale, pour un même foyer chrétien lorsque les parents sont mariés et les enfants tous baptisés selon le rite catholique. Ce registre est celui des « Familles Sainte Thérèse ». Il a été ouvert en action de grâces pour l’intercession de sainte Thérèse de Lisieux, guérie le 10 mai 1883 à la suite d’une neuvaine priée à son intention, à la demande de son père et de ses soeurs, à Notre-Dame des Victoires. Dans le cas des familles, l’engagement de prière de l’archiconfrérie est pris solidairement. Ainsi un parent pourra-t-il par exemple prier le « Je vous salue Marie » quotidien au nom de son enfant, trop jeune pour s’engager à titre personnel.

3/ Les statuts de l’association sont lisibles et imprimables à partir du site de Notre-Dame des Victoires, rubrique « archiconfrérie ». Ce site vous donnera des informations très complètes non seulement sur l’histoire du sanctuaire mais bien évidemment son actualité à laquelle l’archiconfrérie est indéfectiblement liée depuis 175 ans.

Invocations. Nous vous confions en conclusion de cette présentation de notre association l’invocation très simple que l’archiconfrérie propose aux « Familles Sainte Thérèse ». Puisse-t-elle ouvrir nos coeurs à la nécessité de prier et d’intercéder pour tous nos frères et soeurs, à commencer par ceux qui sont le plus proche de nous, les membres de nos familles. Ce qui précisément fut vécu, et avec quel fruit, au sein de la famille Martin, aujourd’hui à l’honneur à Notre-Dame des Victoires, une chapelle étant dédiée aux bienheureux parents de sainte Thérèse, Louis et Zélie (photo ci-dessous).

Vendredi Saint, 6 avril 2012 : la chapelle des bienheureux Louis et Zélie a été choisie par le curé de la basilique, le père Hervé Soubias, pour établir le Reposoir, lieu de prière et de veille avec le Christ dans sa Passion et sa mort… La croix lumineuse de la chapelle invite à l’espérance. Photo DS/SC

Voici donc l’invocation proposée aux « Familles Sainte Thérèse » :

« Notre-Dame des Victoires, Mère au doux Sourire, et vous bienheureux Louis et Zélie, pour l’amour de la petite Thérèse, votre fille, faites briller dans nos âmes et dans celles de nos enfants la Sainte Face de Jésus. ».

Et, bien sûr, nous redisons trois fois, selon la tradition instaurée par notre fondateur, l’abbé Desgenettes, cette belle invocation, source de tant de larmes et d’heureuses conversions :

« Coeur immaculé de Marie, Refuge des pécheurs, priez pour nous,
Coeur immaculé de Marie, Refuge des pécheurs, priez pour nous,
Coeur immaculé de Marie, Refuge des pécheurs, priez pour nous. »

* Charles Dufriche-Desgenettes (1778-1860) dont la biographie résumée et le figurent sur le site de la basilique.

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